Le 27 septembre prochain, les électeurs vaudois seront appelés à se prononcer sur l’initiative « Baisse d’impôt pour tous », qui prévoit une réduction de 12 % des impôts sur le revenu et la fortune.
Cette proposition relance le débat sur le niveau de la fiscalité dans le canton et sur ses conséquences pour les finances publiques.
Une volonté de redonner du pouvoir d’achat
Les partisans de l’initiative estiment que cette baisse d’impôts permettrait de renforcer le pouvoir d’achat des contribuables, en particulier celui de la classe moyenne, confrontée à une hausse continue du coût de la vie.
Ils rappellent également que le canton de Vaud figure parmi les cantons où la fiscalité des personnes physiques est la plus élevée en Suisse. Selon eux, une diminution de la charge fiscale permettrait de rééquilibrer cette situation.
Une fiscalité jugée trop élevée
Les promoteurs de l’initiative soulignent que la fiscalité des personnes physiques n’a pas connu de réforme structurelle majeure depuis une vingtaine d’années. Ils estiment qu’après plusieurs années de hausse des recettes fiscales, le moment est venu de restituer une partie de ces ressources aux contribuables.
L’initiative a suscité un fort intérêt, avec 28 000 signatures récoltées, alors que 12 000 étaient nécessaires pour organiser la votation.
Un impact budgétaire au cœur des débats
Les défenseurs du projet considèrent que le canton dispose de marges de manœuvre suffisantes pour absorber cette baisse de recettes.
Ils mettent notamment en avant :
- Une augmentation des recettes fiscales, estimée à 727 millions de francs en 2025
- Des réserves cantonales évaluées à 3,2 milliards de francs
- Une mesure qui n’aurait pas d’impact sur les recettes des communes
Selon eux, cette réforme serait à la fois raisonnable, car compatible avec la situation financière actuelle du canton, et équitable, puisqu’elle bénéficierait à l’ensemble des contribuables.

Un vote déterminant pour l’avenir de la fiscalité vaudoise
Le scrutin du 27 septembre permettra aux citoyens vaudois de se prononcer sur une évolution importante de la fiscalité cantonale.
Au-delà de la question de la baisse d’impôts, cette initiative soulève un débat plus large sur l’équilibre entre pouvoir d’achat, compétitivité fiscale et financement des politiques publiques.



